Relation entre le Gouvernement et Benno : Gros risques de confrontation à l’Assemblée
A l’Assemblée nationale où les députés de Benno Bok Yakaar sont majoritaires, la tâche risque de ne pas être facile pour le président Diomaye pour l’application de certains points de son programme de gouvernance. La couleur d’une confrontation semble être annoncée avec l’éventualité du vote d’une motion de censure contre le gouvernement d’Ousmane Sonko. Si les députés de Benno n’ont pas donné une position claire sur cette option, en réunion, le mardi 23 avril 2024, à l’Assemblée nationale. Ils ont affiché une position qui fait croire qu’ils ne vont pas donner carte blanche sur tout au nouveau régime. Tout en se félicitant de la « bonne tenue de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 grâce au travail remarquable de l’administration, des différentes parties prenantes qui ont pleinement joué leur rôle avec professionnalisme et détermination », ils ont renouvelé « leur engagement, fidélité et loyauté au président de la Coalition Benno Bokk Yaakaar, le président Macky SALL et à tous les autres leaders, Les députés n’ont pas manqué de faire savoir qu’ils sont déterminés à « assumer leur «rôle » et leurs « missions en toute responsabilité et en ayant pour seule boussole la République et les intérêts du Sénégal et des Sénégalais » .
Pour appliquer certaines réformes contenues dans son projet Focus 2024 pour un Sénégal meilleur, le président Diomaye Faye est obligé de passer par l’Assemblée nationale où il n’a pas la majorité. Si les députés de Benno se liguent contre lui, il aura des difficultés pour faire passer certains points de son programme.
Diomaye a besoin du feu vert des députés pour appliquer certaines décisions
Pour appliquer certaines réformes préconisées par le projet de la coalition Diomaye président, l’avis des députés est indispensable suivant les lois du pays. Si les députés de Benno ne suivent pas, le président Diomaye a le droit de dissoudre l’Assemblée et d’organiser une élection législative afin de disposer de la majorité à l’hémicycle. Mais cette législature n’ayant pas encore duré deux ans, il ne peut la dissoudre qu’au mois de septembre prochain. Encore que si l’option de la dissolution devait être envisagée, les députés de Benno pourraient à ,leur voter une motion de censure contre le gouvernement.
L’arme de la motion de censure contre celle de la dissolution de l’Assemblée
Si pour certains points contenus dans le projet de la coalition Diomaye président, l’application dépend de lui et de son gouvernement, pour d’autres, il faut nécessairement l’implication de l’Assemblée nationale.
A l’Assemblée nationale, le soutien de tous les députés de Yewwi ne suffit pas au président Diomaye pour avoir la majorité. Il lui faut celle de Wallu qui n’est pas à 100% avec lui. Et même s’il avait Wallu à ses côtés, il faudra qu’il pêche dans les eaux de Benno ou des non- inscrits pour avoir les coudées franches et dérouler son programme.
Il lui faut le soutien de tous les députés de Yewwi, de Wallu….pour dérouler
Pour rappel, à travers un ambitieux programme dénommé
Focus 2024, Diomaye a promis un Sénégal meilleur aux populations. Dans ses promesses aux Sénégalais, le candidat Diomaye mentionne la suppression du HCCT, du CESE, du HCDS…
Le détachement de l’IGE de la tutelle de la Présidence de la République, l’autonomie del ‘OFNAC, la CENTIF, la Cour des comptes qui pourront saisir directement le procureur et le juge d’instruction est inscrit dans son programme ainsi que la nomination des directeurs généraux sur la base d’appel à candidature. Il ya également la promesse de renégocier tous les contrats, conventions ou accords défavorables pour le Sénégal.
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